icon-blog Farming 23 oct '17

Le point sur la pomme de terre

Cette année, la plantation des pommes de terre de primeur s’est déroulée au moment habituel. Celle des pommes de terre de conservation, en revanche, a commencé deux à trois semaines plus tôt que d’habitude en raison de la sécheresse du début du printemps. Ces plantations ont eu lieu dans de bonnes conditions, grâce à une météo caractéristique et à la bonne structure du sol.

Au printemps et pendant la majeure partie de l’été, les pluies se sont révélées insuffisantes, et de grandes différences sont apparues entre les cinq pays de l’EU-5. Ainsi, dans l’une des plus importantes régions, pour la première fois, c’est la récolte précoce qui a été la plus durement touchée par le déficit de précipitations. Une situation qui s’est traduite par des arrêts de croissance, avec pour conséquence, des rendements plus faibles et des pommes de terre de plus petit calibre, surtout dans l’ouest de la Belgique. Les autres régions importantes de l’EU-5 ont reçu davantage de pluies et obtenu de meilleurs rendements pour la récolte précoce.

La récolte de conservation est meilleure. Le temps sec du printemps a favorisé le développement des racines. Les plants de pommes de terre ont ainsi relativement bien résisté à la sécheresse du printemps et d’une grande partie de l’été – un tableau qui tranche avec celui de la saison 2016, où l’excès de pluie durant les six premiers mois de l’année avait freiné le développement racinaire. Grâce à ce solide ensemble racinaire, si le plant de pomme de terre a connu un arrêt de croissance à l’été 2017, il n’a pas subi de mûrissement poussé. Il y a bien eu du retard sur le plan du tonnage, mais pas de déficit du potentiel de croissance, contrairement à l’été 2016.

Entre début et mi-août, les tant attendues précipitations se sont enfin abattues. Pour les variétés semi-précoces, ces pluies n’ont pas suffi à compenser le retard de croissance subi en juillet, mais pour les variétés de conservation, le moment était idéal pour réaliser une repousse considérable et rattraper le retard de croissance. Certaines variétés de conservation offriront donc un rendement normal, voire supérieur à la moyenne.

Résultat :

un rendement comparable à la moyenne pluriannuelle et, du point de vue du tonnage, une récolte meilleure par rapport à 2016. Au niveau de l’EU-5, les pommes de terre replantées présentent une croissance saine et un bon rendement moyen.